Un carton de Jean Lurçat : photographier un très grand format enroulé
Photographier des oeuvres patrimoniales, impose de se soumettre à des exigences techniques : un cadrage, des contours, une géométrie, et des couleurs fidèles et reproductibles…
La configuration d’une oeuvre peut cependant imposer un scénario de campagne photographique plus délicate. C’est le cas du carton original de la tapisserie de Jean Lurçat «les Moissons». L’oeuvre est enroulée autour d’un tube long de 3 mètres, et se déploie sur presque 6 mètres. Habituellement, les prises de vues d’oeuvres en papier de grand format sont réalisées sur des panneaux aspirants verticaux de grande dimension (3x3m) dont il existe des exemplaires fonctionnels au département Images et prestations numériques de la Bibliothèque nationale de France et aux Archives Nationales. Mais à cause de son poids et des risques de décollement, une mise à la verticale ne pouvait être envisagée sur ce carton.
La mise à plat sur une table, solution retenue pour les prises de vues, est la moins agressive pour l’oeuvre, mais est aussi la plus complexe pour les photographies. En effet, pour avoir des images finales permettant une bonne lecture des détails, il faut procéder par portions d’environ 1m par 1m, c’est-à-dire déplacer l’appareil 3 fois dans le sens de la hauteur, et en même temps dérouler portion par portion le rouleau sur un axe longitudinal. On procède donc de la même manière qu’un lecteur de volumen.
Article issu du Support/Tracé n°21, disponibe en téléchargement immédiat.
Mots-clefs :
- Jean Lurçat
- Grand format
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- Prise de vues numérique
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