Les manuscrits tokhariens de Koutcha (fonds Pelliot, BnF). Histoire d’une restauration depuis le Ier siècle de notre ère
Les manuscrits du fonds Pelliot, conservés à la Bibliothèque nationale de France, sont le fruit des fouilles menées par Paul Pelliot en Asie centrale, l’actuelle région du Xinjiang. Durant trois années (1906-1909), l’équipe a parcouru quelque 2000 kilomètres, à travers le versant nord de la route de la soie. À leur retour, ils furent accueillis en héros et leurs trouvailles devinrent des trophées archéologiques. La Bibliothèque nationale de France reçut quelque 14000 manuscrits papier, à cela s’ajoutèrent des documents sur soie, sur planchettes de bois, sur écorces de bouleau et sur feuilles de palmier. Les conditions de conservation des manuscrits ont marqué l’aspect visuel des documents par la présence, entre autres, de boue et de sable. Les analyses macroscopiques permirent de relever de nombreuses traces de réparations réalisées depuis la période d’usage des manuscrits jusqu’à l’époque contemporaine. Ce constat a permis d’entamer une recherche sur les pratiques et les matériaux utilisés par les intervenants en charge de l’entretien des collections. Il existe très peu de publications sur l’histoire matérielle de la restauration du fonds Pelliot. Cette recherche a exigé de consulter des sources très variées depuis les carnets des explorateurs occidentaux jusqu’aux innombrables documents conservés par les archives de la Bibliothèque nationale de France.
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Mots-clefs :
- Fouille archéologique en Asie centrale
- Histoire du fonds Pelliot à la Bibliothèque nationale de France
- Pratiques anciennes de restauration
- Documents bouddhiques
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