Le refixage et la consolidation des peintures non vernies : une collaboration entre scientifique et restaurateur
Ce texte est la synthèse d’un cours de formation permanente dispensé à l’Institut national du patrimoine à l’intention des restaurateurs de toutes spécialités. Les surfaces des peintures non vernies sont souvent poreuses, fragiles et absorbantes. La consolidation et le refixage de ces polychromies ont beaucoup évolué pour minimiser les risques de modifications optiques. Les méthodes d'application et les connaissances sur les adhésifs permettent actuellement des interventions de plus en plus minimalistes. La spec- troscopie de réflexion diffuse se révèle être une technique de détection de toute modification de l'apparence visuelle, fiable, précise et d’utilisation facile.
Plusieurs protocoles ont ainsi été testés sur des modèles peints avec différents liants et pigments et présentant deux types de dégradation. Trois solvants purs (xylène, éthanol, eau) puis plusieurs adhésifs (plexisol P550, acryl 33, klucel G, jun-funori, colle d’esturgeon, méthylcellulose) et différents modes d’application ont été employés sur ces modèles. Les spectres correspondants ont été comparés aux spectres des surfaces non traitées. Les résultats montrent l’importance cruciale du solvant ainsi que celle du choix de l’adhésif, de sa concentration et de la mise en oeuvre selon la technique picturale à traiter.
Article issu du Support/Tracé n°6, disponibe en téléchargement immédiat.
Mots-clefs :
- formation
- INP
- peinture non vernie
- consolidation
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