Quand la mer se retire. Que faire des fonds graphiques inondés ?

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En 2011, un raz de marée dévastait la Ville de Rikuzentakata sur la côte est du Japon, d’importantes collections graphiques furent alors brutalement inondées. En octobre 2018, le musée Jean Cocteau collection Séverin Wunderman, à Menton, voyait ses réserves noyées après une violente tempête. 

De tels cataclysmes sont fréquents mais le patrimoine graphique semblait avoir été épargné avant le XXIe siècle : on chercherait en vain des études antérieures à 2011 sur les dommages causés par l’eau de mer sur le papier, et la bibliographie reste aujourd’hui réduite. Au Japon comme à Menton, il a donc fallu agir sans s’appuyer sur des études, et adapter les protocoles en observant l’évolution d’oeuvres fraîchement traitées. Ce dossier amorce un comblement de cette lacune, avec des articles sur les supports comme sur les techniques graphiques, depuis l’analyse d’opérations menées en urgence jusqu’à l’évaluation des conséquences à long terme de protocoles appliqués après les inondations. Comme le souligne Françoise Léonelli dans la présentation du dossier sur Menton, il s’agit désormais de s’interroger sur les traitements après inondation, et non plus de présenter les gestes d’urgence.

Article issu du Support/Tracé n°20, disponibe en téléchargement immédiat.

Mots-clefs :

  • innondation
  • conservation préventive
  • arts graphiques
  • conservation curative

Auteur(s) :

  • Yves Gagneux