Conservation-restauration in situ d’un papier peint. Fondation Édith Moret, Centre du papier peint, château de Mézières
Dans le futur Centre du papier peint, Fondation Édith Moret, au château de Mézières, en Suisse, le premier papier peint traité, en 2004, a été celui, à motif de fleurs, de la chambre dite « témoin ». Dans cette pièce, très dégradée par un important dégât des eaux, seule subsistait la moitié du décor (datant de la fin du xvme siècle). Le traitement s’est inscrit dans le projet global de restauration du château, qui était de garder, dans la mesure du possible, le bâtiment et ses décors, au plus près de ce qu’ils avaient été, peu de transformations ayant été réalisées depuis la fin du xviiIe siècle. Il a été choisi de traiter in situ, sans dépose, avec une intervention minimale : dépoussiérage ; consolidation de la couche picturale ; consolidation du collage du papier sur le plâtre ; rebouchage des déchirures et comblement des lacunes dans un ton uni, sans reconstitution des motifs. Les parties disparues (sur l’autre moitié des murs de la pièce) ont été remplacées par un fac- similé, réalisé par Geert Wisse, imprimé en sérigraphie, à partir de coloris proches de ceux d’origine, retrouvés sous la bordure qui les a protégés de la lumière.
Article issu du Support/Tracé n°6, disponibe en téléchargement immédiat.
Mots-clefs :
- Fondation Édith Moret
- Centre Suisse du papier peint
- restauration globale de bâtiment
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