Toiles imprimées endommagées par des mordants de fer : évaluation de traitement désacidifiant et inhibiteur du fer
Une robe en toile de coton imprimée, conservée dans les collections du musée des Arts décoratifs de Paris, a fait l’objet d’une étude approfondie, historique, technique et scientifique, en vue de sa restauration. La robe, confectionnée dans une toile de coton imprimée de motifs végétaux, présente de nombreuses altérations au niveau de certains motifs. Dans ces zones, le tissu est cassant, pulvérulent et lacunaire. Ces altérations ont été entraînées par la dégradation d’un mordant de fer, employé pour fixer les colorants d’impression à la toile. Ce type de dommages, récurrent sur les toiles imprimées des XVIIIe et XIXe siècles, n’est pas sans rappeler, dans le domaine des arts graphiques, les dégradations causées par les encres ferrogalliques sur les papiers. Ce travail s’inspire des traitements de conservation développés dans ce domaine, et évalue leurs performances dans le cas de toiles de coton imprimées. Ont ainsi été testés plusieurs traitements, aqueux (phytate de calcium, bicarbonate de calcium et un détergent de conservation) et non aqueux (nanoparticules d’hydroxyde de calcium en émulsion dans plusieurs solvants et testées en plusieurs concentrations).
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Mots-clefs :
- Toile de coton imprimée
- Mordant de fer
- Désacidification
- Nanoparticules d'hydroxyde de calcium
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