Étude et restauration de deux éventails mandarins conservés au musée de la Princerie de Verdun
Le musée de la Princerie de Verdun conserve dans ses collections deux éventails datant du XIXe siècle, probablement d’origine chinoise, composés d’une monture sculptée et de feuilles de papier, peintes et décorées sur les deux faces.
Ces éventails d’une facture identique, et esthétiquement très proches, semblent s’inscrire dans la catégorie des objets d’importation réalisés pour le goût européen au XIXe siècle.
Ils pourraient correspondre à un type d’éventail produit à Canton durant cette période et appelé « éventail mandarin » ou « aux cent visages » du fait des nombreux personnages.
Ils sont composés de nombreux matériaux: de l’ivoire et de l’os pour les montures ; de la peinture, des éléments textiles et de l’os ou de l’ivoire pour les feuilles.
Si l’origine de ce projet fut le mauvais état de conservation de ces objets (feuilles et monture séparées, pulvérulence du bleu de la couche picturale, perte d’éléments de décors), la restauration et la réalisation d’analyses de la couche picturale par spectrométries de fluorescence des rayons X et Raman au Centre de recherche sur la conservation (CRC) furent l’occasion d’ouvrir un dialogue entre restauratrice, scientifique et directrice du musée.
Article issu du Support/Tracé n°25, disponibe en téléchargement immédiat.
Mots-clefs :
- Éventails
- Objet composite
- Fluorescence des rayons X
- Analyse de pigments
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