Analyses physico-chimiques non invasives appliquées à l’étude d’un manuscrit mésoaméricain, le Codex Borbonicus

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Le contenu et l’état de conservation exceptionnel du Codex Borbonicus en font un témoin précieux de la culture du bassin de Mexico-Tenochtitlan à l’époque de l’arrivée des conquistadors. Pour certains historiens, il s’agit d’un document assurément précolombien, tandis que pour d’autres, une partie de son contenu graphique dénote une influence culturelle européenne. Afin d’explorer les savoir-faire mis en oeuvre lors de sa production
et d’apporter de nouvelles données à ce débat, la nature et le mode de préparation des constituants du manuscrit ont été étudiés, dans les limites offertes par les instrumentations
transportables et non invasives. Pour ce faire, une méthodologie analytique spécifique a été mise au point et est présentée ici. Les résultats de l’étude révèlent un emploi exclusif de colorants organiques d’origine animale ou végétale dans le Codex Borbonicus,
utilisés seuls ou en mélange. Ces caractéristiques correspondent aux traditions précolombiennes mentionnées dans les sources historiques. L’hypothèse d’une influence
européenne ne peut donc s’appuyer sur la nature des constituants du document. Les données présentées viennent par ailleurs enrichir les connaissances sur les techniques
de production de manuscrits méso-américains.

Article issu du Support/Tracé n°17, disponibe en téléchargement immédiat.

Mots-clefs :

  • colorant
  • analyses non invasives
  • conservation-restauration
  • Codex Barbonicus

Auteur(s) :

  • Fabien Pottier,
    Anne Michelin, Christine Andraud,
    Fabrice Goubard,
    Bertrand Lavédrine