Amélioration du procédé de stabilisation des documents altérés par le tsunami sous l’angle du contrôle microbiologique
Lorsque les documents endommagés par le tsunami sont traités avec de l’eau, il faut être attentif à éliminer les protéines présentes dans les boues car elles favorisent les développements microbiens.
D’après les résultats expérimentaux, il est important de réduire la durée du lavage afin de supprimer le risque de développement des micro-organismes pendant le traitement. Le protocole a donc été amélioré : la boue qui adhère est soigneusement éliminée à l’avance ; un détergent neutre est utilisé pour la protéolyse en faisant attention au pH ; une courte immersion dans l’eau est répétée trois fois. De surcroît, comme le matériau contient du sel, il a été proposé de fixer la teneur résiduelle de la solution de dessalement en ions chlorure à 50 ppm ou moins. Ces améliorations permettent de contrôler la croissance microbienne et de réduire la durée du traitement. Cependant, l’état des dégradations étant variable, il est nécessaire d’adapter le traitement de manière appropriée en fonction de la situation. Le détail du traitement de stabilisation et de contrôle des micro-organismes doit être convenablement documenté pour des applications ultérieures et en cas de futures catastrophes.
Article issu du Support/Tracé n°20, disponibe en téléchargement immédiat.
Mots-clefs :
- documents endommagés par le tsunami
- odeur nauséabonde
- traitement de stabilisation
- détérioration microbienne
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